la deuxième déclinaison

La deuxième déclinaison est reconnaissable grâce à son génitif en « -i » et à ses mots au masculin, contrairement à la première déclinaison où la plupart des mots sont au féminin. 

Mot modèle: dominus, -i, m.: le maître

-les adjectifs de la première classe au masculin se déclinent comme Dominus. Ex.: Bonus (masc. sg.): bon

Sg. Le bon maître Pl. Les bons maîtres
Nominatif Bonus Dominus Nominatif Boni Domini
Vocatif Bone Domine Vocatif Boni Domini
Accusatif Bonum Dominum Accusatif Bonos Dominos
Génitif Boni Domini Génitif Bonorum Dominorum
Datif Bono Domino Datif Bonis Dominis
Ablatif Bono Domino Ablatif Bonis Dominis

– Le Vocatif des mots comme Dominus est différent du Nominatif. Le Vocatif est parfois précédé de l’interjection O. O domine. O mon maître

Filius et les noms propres en -ius ont un vocatif singulier en -i.

Deus n’a pas de vocatif, on s’adresse à un dieu via son nom.

Parfois les noms et adjectifs qui utilisent la deuxième déclinaison ont un Nominatif et un Vocatif singulier en -er.

Sg. Le malheureux enfant Le beau champ
Nominatif Miser Puer Pulcher Ager
Vocatif Miser Puer Pulcher Ager
Accusatif Miserum Puerum Pulchrum Agrum
Génitif Miseri Pueri Pulchri Agri
Datif Misero Puero Pulchro Agro
Ablatif Misero Puero Pulchro Agro

(le pluriel suit la déclinaison de dominus)

La deuxième déclinaison neutre:

En plus du masculin (m.) et le féminin (f.). En latin il y a un troisième genre, le neutre (n.).

(Il n’y a pas de mots neutre pour la première déclinaison.)

Mot modèle: Templum, -i, n.: le temple

Les adjectifs ont une forme neutre: magnum (n. sg.): grand

-Tous les mots neutres sont semblables au Nominatif, Vocatif et à l’Accusatif. Au pluriel ces trois formes prennent -a. Le reste se décline comme Dominus et Bonus.

la proposition relative

Qui, Quae, Quod 

En latin comme en français, il existe des propositions subordonnées relatives introduites par un pronom relatif. Elles ont pour fonction de compléter un antécédent situé dans la proposition principale.

Exemple :

Le général [que tu as vu au forum] était César. Imperator [quem in foro vidisti] Caesar erat. Proposition principale : Imperator Caesar erat.

Proposition relative : quem in foro vidisti

Pronom relatif : quem

Antécédent : imperator


Déclinaison du pronom relatif

Singulier Masculin Féminin Neutre
Nominatif qui quae quod
Accusatif quem quam quod
Génitif cujus cujus cujus
Datif cui cui cui
Ablatif quo qua  quo
Pluriel Masculin Féminin Neutre
Nominatif qui quae quae
Accusatif quos quas quae
Génitif quorum quarum quorum
Datif  quibus quibus quibus
Ablatif quibus quibus quibus

Fonctionnement de la relative:

En latin, le pronom relatif s’accord en genre et en nombre avec son antécédent. 

Exemple : Puer quem scivimus fortis est. L’enfant que nous connaissons est courageux.

Le pronom relatif « quem » a pour antécédent « puer », qui est un mot masculin singulier. Le pronom relatif est donc lui aussi au masculin singulier.

Puellae quas scivimus sunt pulchrae.

Le pronom relatif « quas » a pour antécédent « puellae », qui est un mot féminin pluriel. Le pronom relatif est donc lui aussi au féminin pluriel.

Le pronom relatif se met au cas voulu par sa fonction dans la relative.

Exemple : Les collines [que tu vois] sont les 7 collines de Rome.

Je prends la relative : « que tu vois » et je remplace que par son antécédent «les collines»

Ce qui me donne la phrase : « tu vois les collines ». 

Je me demande quelle est la fonction de « les collines ». 

Ce groupe nominal est un complément d’objet direct, je le mettrai donc à l’accusatif.

Petite aide pour la traduction:

En général, on peut dire :

– qu’un pronom au nominatif se traduira par « qui » en français

– qu’un pronom à l’accusatif se traduira par « que » en français

– qu’un pronom au génifif se traduira par « dont, duquel, de laquelle, desquel(le)s» en français

– qu’un pronom au datif se traduira par « à qui, pour qui, de qui, auquel, à laquelle, auxquel(le)s » en français.

lire en grec ancien

S’entraîner à lire avec les textes de l’Organon.

La richesse et le mérite, p.80 :

Deux conceptions de la patrie, p.71 :

Le paon et le choucas, p.19 :

Poème anacréontique, p. 17 :